Confectionner soi-même ses carnets avec des feuilles chinées ça et là, c’est joué à pile ou face avec la qualité finale de son sketchbook. J’en fis les frais récemment.
Persuadée de miser sur le bon cheval avec un bloc de papier aquarelle “Dürer” made in Europe acheté en dépannage lors de mon escapade aux Philippines, je me lançais dans la création de mon nouveau compagnon de voyage. Mais les premiers coups de pinceaux me firent vite déchantée. Le papier, trop plastifié, absorbait les pigments d’une manière tout à fait aléatoire. Le carnet fut d’abord une grande source de frustration puis je m’attachais peu à peu à la dimension expérimentale offerte par la médiocrité des feuilles. Il devint un compagnon tout terrain que je dégainais à la moindre occasion.